A propos

Présentation

[Pour ceux que le pâté ci-dessous découragerait, voici mon CV, qui ne fait qu’une page et qui est très joli]

Les gens trouvent toujours des stratagèmes pour ne pas avoir l’air trop égocentriques dans leur autodescription. Du style publier une présentation rédigée à la 3e personne – comme si, en fait, quelqu’un d’autre avait écrit sur eux (est-ce vraiment moins égocentrique ?). D’autres adoptent l’option portrait chinois, ce qui permet d’écrire un truc naze tout en ne disant à peu près rien sur eux. Etant donné mon fort dubitatisme face à ces alternatives, j’ai choisi d’assumer pleinement mon égocentrisme. Et comme de toute façon cette description est déjà beaucoup trop longue, soit vous vous êtes découragés – enfin, pas vous, puisque vous lisez ces lignes –, soit vous aimez bien la façon dont j’écris – et du coup j’ai le droit de me la péter. Sans compter que je prouve par la même occasion que mon ego n’est pas si important, puisque j’ai commencé ma propre description en parlant de tout autre chose que de moi-même. Subtil, nan ? Bref. Voici donc un long portrait chiant et pas chinois.

Je m’appelle Séverine Chave et je suis née le 14 juin 1991, jour de la grève des femmes, mais je ne me considère pas spécifiquement comme féministe, étant plutôt opposée de manière très large à toute forme d’inégalité – mais on ne va pas attaquer directement avec les sujets qui fâchent, non plus. En gros, ça me fait 24 ans à l’heure où je lance ce blog (et pour la suite vous n’aurez qu’à compter, je ne vais quand même pas m’amuser à changer cette description à chaque anniversaire).

J’ai passé six ans à faire semblant d’étudier l’histoire et l’esthétique du cinéma, l’histoire de l’art, le français moderne, la dramaturgie et l’histoire du théâtre à l’Université de Lausanne, alors qu’en fait le vrai but de tout cela était de faire traîner mes études un maximum pour pouvoir continuer à pourrir les pages de L’auditoire, journal des étudiants de l’institution en question. Objectif mené à bien puisque j’ai même squatté le poste de co-rédactrice en chef pendant trois ans, en usant successivement trois co-redacteurs en chef différents (mais Thibaud a fini par avoir ma peau), après avoir occupé celui de cheffe des pages culturelles pendant deux ans. Je me suis aussi permis quelques petites infidélités en traînant du côté de Vigousse, le petit satirique romand, en découvrant ce que signifiait les termes de « web-éditrice auxiliaire » pour Lematin.ch et en publiant des choses intelligentes sur les pages Facebook et les comptes Twitter et Instagram de la RTS.

Mais tout ceci n’est rien, ou pas grand-chose, en comparaison de mon engagement chez Shanju, qui remonte à mes huit ans. Si c’est un peu par chance que ma route a croisé un jour celle de Shantih (Shan), et Judith (Ju), le hasard n’a plus rien à faire dans la suite de l’histoire : d’école de cirque et d’art équestre, Shanju est devenu une véritable formation professionnelle dans les arts du cirque et de la scène, puis une compagnie. Plus qu’un simple savoir-faire technique, ce sont surtout les valeurs transmises qui n’ont pas de prix : l’ouverture d’esprit, l’exigence même envers les plus jeunes et la constante remise en question de ce qui semble acquis en font partie. Les nouvelles rencontres, la recherche de l’esthétisme et du sens prenant le pas sur la performance, la considération des individus en tant que tels et non comme membres d’un groupe, sont autant d’éléments qui poussent à la créativité et ouvrent de nombreuses voies.

Actuellement, donc, ma vie se partage entre mon job de journaliste vidéaste pour les titres de Ringier Axel Springer Romandie (à savoir Le Temps, L’Illustré, PME Magazine et GaultMillau Suisse), Tunante (le plus beau cheval de tout le monde entier de la terre) et la préparation d’un spectacle de théâtre autour de la présence animale, dont on vous dira des nouvelles. Et puis quelques projets complémentaires, parce que les projets c’est la vie.


Portrait pas chinois

(Ni même questionnaire de Proust, qui serait pourtant plus classe dans les termes)

Centres d’intérêts :

  • Journalisme, au sens large (presse écrite, audiovisuel, datajournalisme, nouveaux médias, réseaux sociaux et les études que l’on peut faire sur tous ces sujets)
  • Actualité et politique
  • Dramaturgie, histoire et actualité du théâtre
  • Jeu et mise en scène
  • Histoire et esthétique du cinéma
  • Réalisation
  • Éthique et philosophie animales
  • Littérature, poésie et histoire littéraire
  • Cirque et arts de la rue

(Et si jamais, non, le mot « dubitatisme » n’existe pas, arrêtez de chercher. Par contre, visiblement, un hashtag existe sur Twitter.)