La chronique du lundi #15 : Toujours debout

Clarifions quelques points :

  1. Cette chronique devient officiellement mensuelle. Ce qui signifie que je n’ai, en réalité, que quatre jours de retard par rapport à la chronique n°14, et non quatre semaines. Vous admettrez que la nuance a son importance.
  2. Elle se nommera toujours Chronique du lundi. Déjà parce que ce n’est pas très marketing de changer de nom en cours de route, ensuite parce que ce serait probablement interprété comme l’aveu d’un échec, ce qui serait parfaitement ridicule puisqu’il s’agit simplement d’un changement philosophique de ligne éditoriale qui n’a absolument rien à voir avec des événements contingents comme la rédaction d’un mémoire ou la participation à une pièce de théâtre (<- bim ! Subtil petit coup de pub au passage) associées à un job à 100%, qu’en plus tout quidam digne de ce nom sait bien que seuls les imbéciles ne changent pas d’avis, et finalement parce que dans l’idée elle paraîtra toujours le lundi. Le premier du mois, si possible. Pour ceux qui sous-entendraient que ça commence mal, étant donné la vendreditude poussée du jour présent, je rétorquerai que si vraiment j’étais malhonnête je pourrais tout à fait antidater chaque chronique pour faire croire à une parution dans les temps – ô magie du web. Ce souci de transparence absolue devrait convaincre les plus mesquins. 
  3. Elle paraîtra donc toujours le lundi. Ceci pour que je puisse continuer à avoir mauvaise conscience en m’y mettant lentement le mercredi matin et éviter ainsi que mon retard se compte non plus en semaines mais en mois. Ce qui semble assez sain.
  4. Elle ne paraîtra donc probablement pas toujours le lundi, compte tenu de ce qui précède. Sauf si l’astuce consistant à transformer un format hebdomadaire en mensuel ne finisse par porter ses fruits. Ou si je deviens enfin escroce – ce mot n’existe vraiment pas au féminin ? – et commence à mentir sur la date et l’heure de parution.
  5. Les quatre points ci-dessus pourraient sembler contradictoires. On pourrait même, moyennant un minimum de vilenie, me reprocher de faire absolument n’importe quoi. Arguer que sur quatorze Chroniques du lundi, seules huit ont été effectivement publiées un lundi (ce qui fait tout de même plus de la moitié, je tiens à le souligner, littéralement d’ailleurs). Qu’il n’y a pas de chronique n°13. Qu’elles n’ont aucune structure ni concept fixes. Qu’avant la chronique n°10 il n’y avait même pas d’intertitres. Qu’elles sont systématiquement trop longues et qu’elles ne parlent que de médias et d’université. Que le présent texte n’est qu’une méta-chronique nombriliste qui ne fait que parler d’elle-même tout en me permettant de publier quelque chose cette semaine encore et sans trop d’efforts.

Et bien à tout ça, je réponds que je fais ce que je veux. C’est l’avantage d’avoir un blog qui porte – non sans vanité – son propre nom. J’avoue, de plus, une certaine jouissance absurde à écrire des chroniques du lundi le vendredi soir.

Sans compter que le but du format mensuel est justement de rendre le blog en question un poil plus intéressant, de sortir des thématiques récurrentes et peut-être même de faire quelque chose de bien, en laissant par la même occasion la place à d’autres éventuels articles qui ne seraient pas des chroniques du lundi et ainsi enrichir ledit blog-qui-porte-non-sans-vanité-mon-propre-nom. Et puis j’ai passé le cap d’avoir besoin d’écrire chaque semaine pour me prouver que je sais encore construire des phrases de plus de trois mots et avec des verbes.

On se voit le 6 juin ?


L’illustration ci-dessus est tirée du cultissime Vmag de Sebastian Dieguez dans le Vigousse de cette semaine. J’ose espérer que toute ressemblance avec des événements ou des personnes existant ou ayant existé est purement fortuite. Sauf s’il faisait référence à Femina.

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